Counting Crows

Hé oui les enfants souvenez-vous, les années ’90, vous étiez jeunes, vous étiez beaux, vous étiez … pardon je m’égare, qui se souvient encore de l’année 1994 en pleine période grunge un groupe est arrivé à contre courant de la musique que l’on entendait sur les radios FM de l’époque.

Un groupe qui remettait au gout du jour le bon vieux rock folk entre The Band et Bob Dylan pendant que la bande à Kurt Cobain trustait les charts. Et pourtant tout comme Nirvana ils ont eux aussi marqué de leur empreinte cette décennie, je veux bien évidemment parler des Counting Crows.

C’est tout d’abord un groupe issue de Berkeley en Californie, une pléiade de musiciens et de groupes commencent à éclore dans cette ville dont un duo composé d’Adam Duritz et de David Bryson qui se produisent dans les bars de la baie de San Francisco.

Ils recrutent quelques amis de la scène musicale et une alchimie indéniable se crée entre les musiciens avec un ensemble basse / piano / batterie / guitare / mandoline et même un accordéon, un orgue et un harmonica.

Une attention toute particulière est donnée à l’écriture des textes ainsi qu’à son interprétation quand on y ajoute la voix d’Adam Duritz, très habile quand il s’agit de vous donner la chair de poule dès les premiers mots.

Les Counting Crows ne sont pas un groupe bruyant de plus, c’est le domaine du rêve, de la nostalgie et de la pluie permanente.

La musique de ces américains est profondément intime, les singles « Mr Jones » et « Round Here » extraits de l’album « August and Everything After » en sont un superbe témoignage, et ce même s’ils ont été matraqués par toutes les radios à l’époque.

On s’aperçoit très vite que leurs albums ont une âme, avec ses ambiances feutrées et ses histoires d’amour déchirées et il suffit de voir le groupe en live pour se rendre compte qu’Adam Duritz vit les paroles qu’il a écrites, et que ce premier album est une sorte de poignant journal intime, qui s’écoute comme un secret douloureux.

Les paroles sortent des tripes du chanteur, elles sont touchantes et semblent sincères. On y parle avec talent d’amour bien sûr comme dans « Anna Begins », mais aussi de souvenirs, du temps qui passe, du fait de se sentir seul, même au milieu d’une foule.

L’univers musicale du groupe oscille entre plusieurs genres et avec de multiples influences, tantôt country sur le 1er album « August and Everything After », enchaînant sur du rock alternatif pour le second album « Recovering the Satellites », puis vers plus de folk sur « This Desert Life », et enfin vers une tendance pop sur « Hard Candy » et le dernier album « Saturday Nights & Sunday Mornings ».

Ce qui différencie ce groupe de la plupart des artistes mainstream, ce sont leurs performances lives et celles de Adam Duritz en particulier, qui ont acquis une renommée pour la nature énergique et passionnée de leurs concerts.

Duritz s’étend fréquemment et réécrit les chansons en live, en ajoutant des versets supplémentaires ou des sections intermédiaires en remplacement.

Il utilise parfois les paroles d’autres artistes en pleine improvisation, tels que Bruce Springsteen, Van Morrison,  Bob Dylan et bien d’autres, à d’obscurs groupes de San Francisco comme Sordid Humor.

Aucune chanson en live ne ressemble à celles d’un autre concert.

Le groupe s’est également fait connaître pour ses performances acoustiques et électriques notamment enregistrés sur un bouleversant double CD live « Across a Wire : Live in New York City ».

Dans le premier set enregistré pour VH1 Storytellers, le groupe a décidé pour l’occasion qu’ils n’interpréteraient des chansons uniquement pour lesquelles ils pourraient proposer des arrangements acoustiques complètement différents.

Depuis, ils ont effectué des variations de ces arrangements acoustiques à un certain nombre de concerts, souvent en ouverture avant de se lancer dans un ensemble électrique.

En témoigne le second set énergique enregistré pour le MTV 10 Spot.

Toute la richesse de ces lives performances en font un groupe à part, avec une communauté très active de collectionneurs de concerts pirates et autres bootlegs.

(Un bootleg est un disque qui contient l’enregistrement d’un concert fait depuis le public par un spectateur et cela sans aucune autorisation.)

Le groupe encourage activement l’enregistrement de ses concerts et le partage de ces enregistrements bootlegs qui en résultent.

A l’ère d’internet, le groupe est résolument moderne et en phase avec son temps, désormais ils sont séparés de leur label et s’autoproduisent sur les plateformes digitales et aux vues de leur présence sur les reseaux sociaux ils ont tout compris de l’importance de la relation entre les artistes et leurs fans.

En bonus : Une version rock alternatif de Angels of The Silences

Truth Is

Le nouvel album world/folk de mon amie Sophie Moleta (Satya) vient de sortir en collaboration avec les artistes Kadambii Barnao et Melanie Robinson.

« Three women creating passionate vocal and instrumental atmospheric and inspirational world music through a weaving of voice, guitar, piano, cello and other world instruments. »

Pour rappel mon article sur la chanteuse Sophie Moleta, une artiste à fleur de peau qui vous bouleverse avec sa musique.

Vous pouvez écouter l’album Truth Is gratuitement sur Spotify mais aussi iTunes/Amazon sous le nom du trio SatyaKadambiiMela.

Admiral Fallow

Admiral Fallow (anciennement Brother Louis Collective jusqu’en 2010) est un groupe de pop folk écossais formé en 2007 par Louis Abbott.

Le groupe est fortement Influencé par des artistes comme Tom Waits, Elbow, Low, Midlake, King Creosote et Bruce Springsteen.

Admiral Fallow est un groupe orchestre : une clarinette, une flute, une contrebasse, une guitare acoustique et quatre vocalistes pour une line-up inhabituelle dans un groupe de folk.

Leur premier album « Boots Met My Face » est sorti en 2009 et produit par Paul Savage, ingénieur du son et producteur connu pour son travail avec le groupe écossais The Delgados et surtout Franz Ferdinand, Mogwai et Teenage Fanclub.

Louis Abbott décrit « Boots Met My Face » comme un album souvenir :

« Toutes les chansons racontent le premier chapitre de ma vie, que ce soit des souvenirs à l’école ou taper dans un ballon avec mes copains d’enfance. Toutes les chansons sont tirées de faits réels. Il n’y a pas de fiction. Je n’invente pas des histoires ou des personnages pour chercher à émouvoir. Ce sont des chansons sur des amis et la famille ainsi que pas mal d’auto-évaluation. »

L’album sort en avril 2010 sur le label Lo-Five Records, plébiscité comme album de la semaine par le Daily Record et le Sunday Mail et obtient 4 étoiles par le magazine écossais The List.

Le groupe tourne en 1ere partie de Guillemots en Écosse ce qui accroit leur réputation, leurs performances sur scène suscitent l’intérêt c’est ainsi qu’ils font leur seconde apparition au Festival Connect durant l’été 2008.

Le succès grandissant ils participent en tant que tête d’affiche en juillet 2009 au festival T in the Park.

Ils font la tournée des festivals au Royaume-Uni durant l’année 2010 incluant une tournée d’été sur leurs terres d’Écosse aux cotés de King Creosote, Adem, Silver Columns et Paolo Nutini.

Le groupe fini la tournée en jouant un concert intimiste au Loopallu Festival qui marque les esprits.

The Hit Fiche, un journal musical indépendant les récompensera en ces termes élogieux :

« Le prix de la meilleur révélation que nous avons vu en concert est décerné à Admiral Fallow pour leur excellente performance. Nous nous attendons à ce qu’ils deviennent très grands. Mené par l’étoile engageante et captivante qu’est le chanteur Louis Abbott, la bande de 6 aura bientôt le monde à ses pieds. »

Pour ma part c’est un vrai coup de cœur et je pense que le talent est là, alors je ne me fais pas d’inquiétudes pour leur future carrière, je sais que l’on entendra bientôt parler d’eux dans nos contrées.

En bonus : Subbuteo