Sarkozy, le trou du cul du Web

Ce n’est pas moi qui le dit alors inutile de m’envoyer une descente des RG demain à 6h du mat ! ^^

En effet, notre petit Napoléon président Nicolas Sarkozy est victime de « Google Bombing ».

Si vous faites une recherche sur Google avec la phrase « trou du cul du Web », c’est le site du Président de la République qui remonte en premier dans les résultats de Google.fr.

Étonnant non ? Aurait dit notre regretté Pierre Desproges ;-)

C’est l’une des failles des algorithmes du moteur de recherche de Google, il suffit qu’un grand nombre de webmasters utilisent l’expression en question pour pointer vers le site sarkozy.fr pour que cela fasse ainsi remonter ce site parmi les résultats liés à cette requête.

Alors de nombreux internautes s’amusent à dissimuler l’expression « trou du cul du Web » avec un lien vers le site de Sarkozy et cela augmente les chances que le site ressorte dans les premiers résultats du moteur de recherche de Google.

En faite c’est une technique qui ne date pas d’hier, il n’y a pas si longtemps le mot « magouilleur » renvoyait directement à Jacques Chirac et celui de « miserable failure » menait à la biographie officielle du président américain George W. Bush.

Le « Google Bombing » est une farce souvent utilisée par les blogueurs et c’est un moyen comme un autre d’exprimer son point de vue sur l’actualité ^^

Le conseil constitutionnel censure la loi Hadopi

Le Conseil constitutionnel a censuré mercredi les pouvoirs de sanction de la Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) créée pour lutter contre le piratage.

Ce projet de loi adopté le 13 mai dernier par le parlement à l’instigation de Nicolas Sarkozy prévoyait la création d’une autorité chargée de la mise en oeuvre d’une « riposte graduée » pouvant aller jusqu’à la suspension de l’abonnement en cas de récidive pour les auteurs de téléchargements illégaux.

La Haute Autorité instituée par le projet de loi Création et Internet ne pourra finalement pas prononcer de suspension de l’abonnement à Internet.

Saisi par l’opposition suite au vote de la loi par l’Assemblée nationale, le conseil des « sages » en a donc évincé sa principale mesure, au motif qu’il n’incombait pas à une autorité administrative de prononcer une restriction des droits du citoyen à s’exprimer en ligne.

Les pouvoirs conférés à l’Hadopi « pouvaient donc conduire à restreindre l’exercice, par toute personne, de son droit de s’exprimer et de communiquer librement », estime le Conseil constitutionnel dans son avis.

« Dans ces conditions, le législateur ne pouvait, quelles que soient les garanties encadrant le prononcé des sanctions, confier de tels pouvoirs à une autorité administrative dans le but de protéger les titulaires du droit d’auteur. Ces pouvoirs ne peuvent incomber qu’au juge », conclut-il.

« C’est à la justice de prononcer une sanction lorsqu’il est établi qu’il y a des téléchargements illégaux », ajoute le Conseil. « Le rôle de la Haute autorité (Hadopi) est d’avertir le téléchargeur qu’il a été repéré, mais pas de le sanctionner ».

Ce faisant, le Conseil constitutionnel va dans le sens de ceux qui militent pour que l’accès à Internet soit considéré comme un droit fondamental, une décision que ne manqueront pas de rappeler les eurodéputés lorsque la question de la riposte graduée sera remise sur la table du paquet télécoms.

Pour l’instant, la loi Création et Internet existe, mais elle est vidée de sa substance, puisque sa principale mesure est retoquée : en lieu et place des sanctions prévues, la Haute Autorité ne pourra finalement qu’émettre des avertissements.

Le Parti pirate suédois siègera au Parlement européen

Avec 7,1% des voix selon les dernières estimations, le Parti Pirate suédois est assuré d’envoyer au moins un, si ce n’est deux, représentant au Parlement européen.

Avec comme principaux chevaux de bataille la remise au plat des lois sur le copyright, l’abolition des brevets et la défense des libertés individuelles à l’heure du numérique, le « Piratpartiet » a recueilli quelque 200.000 suffrages dimanche, et jusqu’à 19% des scrutins chez les 18 – 30 ans.

« Nous venons d’écrire un pan de l’histoire politique », se félicite dans un communiqué le leader du parti, Rick Falkvinge. « Ce soir, les politiciens ont appris que le fait de suivre les consignes des lobbies pourrait leur coûter leur place ».

Créé en 2006, le Piratpartiet n’avait jusqu’ici jamais brillé dans la vie politique suédoise, mais en avril 2009, la donne change avec la condamnation des quatre fondateurs du site de partage BitTorrent The Pirate Bay.

L’événement suscite un émoi certain parmi la jeunesse suédoise, et entraine un élan d’adhésion sans précédent auprès du Parti, qui passe en quelques jours de 15.000 à 45.000 membres, devenant de fait la quatrième force politique du pays.

Au pays de Lisbeth Salander, la célèbre pirate informatique popularisée par la saga Millenium, il faudra donc désormais compter avec le Piratpartiet, à qui ses détracteurs reprochent toutefois de ne pas avoir de réel programme politique et de ne devoir son succès qu’aux récentes controverses sur le téléchargement illégal, en Suède et dans le reste de l’Europe.

« En seulement 42 petits mois, nous avons enregistré une croissance fulgurante ainsi qu’une importante reconnaissance au niveau mondial, dans la mesure où les questions que nous soulevons ont fait prendre conscience aux gens des dommages provoqués par les partis actuels au niveau des processus fondamentaux de la démocratie », estime pour sa part Andrew Norton, responsable de la coalition internationale des partis pirates.

Le parti pirate allemand a pour sa part recueilli moins de 1% des voix dimanche, et ne siègera donc pas au Parlement européen.

Les Tontons Flingueurs de la politique

Je ne sais pas si vous avez regardé le débat sur les élections européennes hier soir dans l’émission A vous de juger sur France 2, mais c’était violent très violent.

De mémoire je ne me souviens pas d’un débat politique aussi monstrueux.

On à toutefois en tête les fameuses répliques cultes des débats Giscard-Mitterrand ou Mitterrand-Chirac sans oublier Royal-Sarkozy, mais cette soirée pouvait se résumer à celui qui allais défourailler sa joute verbale assassine le premier.

Ca vannais sec et ca gueulais sévère hier on se serait cru dans les Tontons Flingueurs de Georges Lautner mais sans les dialogues de Michel Audiard.

En fin de compte, ce n’était plus vraiment un débat mais plutôt un jeu de celui qui gueulais le plus fort et qui envoyais un missile scud en pleine tête de son adversaire en plein Beyrouth de la politique.

Je dois avouer que j’ai prit mon pied hier, oui je plaide coupable c’était du caviar de les voir s’entretuer pendant que les attaques personnelles sifflaient comme des balles en Afghanistan, jusqu’au point de rupture finale où la maitresse de cérémonie Arlette Chabot la mannequin vedette de France 2 semblait au bout du rouleau.

Alors, je ne veux pas être mauvaise langue il y avait parfois dans un éclair de lucidité des intervenants qui avaient des arguments intéressants mais souvent cela se finissait comme dans une cour de CE2 (et encore je suis gentil) à croire que la maitresse d’école leur avait confisquer le ballon pendant la récré.

Je ne commenterai pas en détail les interventions des hommes ou femmes politiques d’hier ne voulant pas heurter votre sensibilité politique mes chers lecteurs, mais tout cela m’a finalement convaincu d’aller voter ce dimanche pour faire entendre ma modeste voix.

Parce qu’en toute honnêteté , je n’étais pas très motiver par cette élection et je ne pense pas être le seul mais il faut dire la vérité les élections européennes ca fait vraiment pas bander.

Pour conclure sans vous laisser sur votre faim voici un petit extrait du clash Bayrou-Cohn-Bendit en vidéo ;-)

Un Parti Pirate Suédois aux élections européennes ?

La condamnation, par la justice suédoise, des trois administrateurs du serveur The Pirate Bay et de leur bailleur de fonds, à un an de prison ferme et plus de 3 millions de dollars de dommages et intérêts à payer, laisse de nombreuses questions en suspend.

Etant donné que les principaux intéressés ont décidé de faire appel, cette décision de justice ne sera pas appliquée dans l’immédiat, et ils auront tout loisir de continuer à narguer les maisons de disques et les studios de cinéma pendant encore quelques mois, voire quelques années.

En outre, le jugement ne comporte aucune obligation de fermer le site The Pirate Bay.

Le portail BitTorrent est toujours ouvert et sert même de rampe de lancement à une campagne visant à soutenir l’amendement 46 au Paquet Télécom, sur lequel la commission ITRE (de l’industrie, de la recherche et de l’énergie) du Parlement européen doit se prononcer ce soir.

Peu importe ce que l’on pense de l’attitude des fondateurs de The Pirate Bay. Force est de constater qu’en terme d’image, surtout auprès des jeunes, ce genre de procès leur profite beaucoup plus qu’aux industriels de la culture.

Numerama rapporte ainsi que dans la journée qui a suivi l’annonce du verdict, le nombre d’adhesions au Parti Pirate suédois s’est envolé.

En un mois, le Parti Pirate a gagné 6000 nouveaux membres, dont 3500 en l’espace d’une demi-journée vendredi dernier. Fort de 16 000 adhérents, il n’est pas loin de devenir la 4ième force politique du pays devant le Parti Libéral, et peut revendiquer le plus fort contingent de jeunes adhérents.

Des pirates au Parlement européen ?

Politiquement, cela pourrait avoir un impact significatif à terme, surtout si ce parti « pirate » parvient à envoyer des députés au Parlement européen. Toujours selon Numerama, il reccueillait 21 % des intentions de vote en Suède lors d’un sondage réalisé en décembre dernier.

De quoi faire élire trois ou quatre députés. A titre de comparaison, l’UMP n’a reccueilli que 16,4 % de suffrages exprimés en France lors des élections européennes de 2004.

Les états-majors politiques devraient se méfier du potentiel de radicalisation des plus jeunes dont ce genre de thématique est porteur. L’image du pirate, en particulier, suscite leur adhésion. Le héros moderne est un jeune hacker qui défie le système.

Ce système, au demeurant, n’offre aucune perspective d’avenir aux jeunes, tout en leur faisant déjà mesurer le poids de la facture qu’ils auront à payer – climatique, environnementale, économique, etc.

Il sauve la peau de banquiers dont l’irresponsabilité a fait partir des milliers de milliards de dollars en fumée, mais plonge leurs parents et des pans entiers de l’humanité dans la précarité.

Il ne prévoit aucune sanction contre les financiers de haut vol qui ont mis l’économie mondiale à genoux par excès d’avidité, mais veut couper l’accès à Internet de ceux qui téléchargent des chansons sans payer.

Immunité

On voudrait radicaliser la jeunesse et grossir les rangs des partis pirates de tous les pays qu’on ne s’y prendrait pas autrement.

Les multinationales de la culture vont-elles multiplier ce genre de procès, contre Mininova, Torrentdownload, Btscene, Torrentz.com et tous les serveurs BitTorrent de la toile ?

Dès lors, pourquoi ne pas s’en prendre au principal réservoir de fichiers torrents sur Internet ?

Dans la caverne d’Ali Baba du « méta-indexeur » de tous ces pavillons pirates, on trouve la discographie complète et garantie 100 % pirate d’une multitude d’artistes, celle de Patricia Kass ou des Rolling Stones, de Queen ou des Beatles.

Il suffit pour cela d’interroger son moteur de recherche avec quelques mots clés bien sentis. Pas besoin de passer par The Pirate Bay. Son nom ? Google.

Mais si on commence à mettre les plus gros profiteurs du système en prison, on n’est pas tirés d’affaire… C’est un peu comme si on demandait aux banquiers et à la finance internationale de payer la facture de la crise qu’ils ont déclenchée.

Big Brother is watching you !

Je vous poste un article du journal Le Monde qui devrait vous faire réagir, finalement George Orwell avait vu juste dans son roman « 1984 », nous y voilà !

La loi Hadopi est donc – avec quelques houleux retards à l’allumage – finalement votée. Avec la loi Dadvsi de 2006 sur le droit d’auteur, et qui avait également provoqué un tollé, voici que se profile Loppsi, qui élargit encore le champ sécuritaire lié aux nouvelles technologies. Mis bout à bout, ces trois éléments forment un véritable arsenal de « cybersécurité », promue priorité par Nicolas Sarkozy.

Dadvsi et Hadopi, censées lutter contre le téléchargement illégal grâce à des mesures techniques, devraient donc être complétées à l’automne 2009 par un dispositif bien plus ambitieux, axé sur l’ensemble de la cybercriminalité. Loppsi 2 (loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, 2e du nom après la Lopsi de 2002), voulue par Nicolas Sarkozy, serait dotée d’une enveloppe d’un milliard d’euros sur cinq ans (2010-2015).

La clef de Loppsi 2, ce sont les mouchards électroniques. La loi Hadopi prévoit déjà la « Simplification des procédures de contrôle par les services de l’Etat des logiciels intégrant des mesures techniques permettant le contrôle à distance de fonctionnalités ou l’accès à des données personnelles ». La Dadvsi évoque également les mouchards électroniques : l’article additionnel 10bis C à l’article 15 permet notamment à la direction centrale de la sécurité des systèmes d’information (DCSSI) de s’affranchir du contrôle des logiciels mouchards susceptibles d’être installés par les administrations de l’Etat, les collectivités territoriales et les opérateurs publics ou privés.

L’ACCÈS AUX DONNÉES INFORMATIQUES SIMPLIFIÉ

En d’autres termes, l’Etat ne sera plus obligé de vérifier la « légalité » des mouchards utilisés par ses services sur le Réseau. Dès lors, c’est la porte ouverte à toutes les « captations » informatiques et sonores, de quelque nature qu’elles soient. Le projet de loi Loppsi 2 reprend ce principe en le perfectionnant, puisqu’il permettrait « sans le consentement des intéressés, d’accéder à des données informatiques, de les observer, les collecter, les enregistrer, les conserver et les transmettre, telles qu’elles s’affichent pour l’utilisateur ou telles qu’il les y introduit par saisie de caractère ». C’est la légalisation des « chevaux de Troie » (logiciels espions) chez l’internaute, pendant une durée de quatre mois, renouvelable une fois sur accord du juge.

Techniquement, le dispositif pourra être mis en place à toute heure, soit en s’introduisant dans tout lieu physique (avec mise en place d’une « clé de connexion » dans l’ordinateur à surveiller), soit par « transmission par un réseau de communications électroniques », en s’infiltrant à distance dans la machine à surveiller.

PÉRICLÈS SAURA TOUT DE VOUS

Loppsi 2 prévoit également la création d’un fichier informatique appelé Périclès. Ce système « d’analyse sérielle » permettra d’effectuer des rapprochements entre les différents fichiers judiciaires (Stic, Judex, etc.) et de croiser tous les renseignements disponibles pour lutter au mieux contre tous les types de délinquance, et notamment la pédo-pornographie. Mais pour ce faire, ce « super-fichier » contiendra de nombreuses données liées à la vie du citoyen avec tous les dangers de dérives possibles : numéros de cartes grises, de permis de conduire, de puces de téléphones portables (IMEI), factures diverses, etc.

Car selon les informations du Monde, la collecte de ces données proviendrait entre autres de « traitements automatisés de données à caractère personnel concernant toute infraction commise contre les personnes ». Ces données ne seraient donc plus uniquement « collectées au cours de procédures judiciaires pénales » comme il était prévu dans le projet de loi originel.

LES FOURNISSEURS D’ACCÈS EN PREMIÈRE LIGNE DU DISPOSITIF

Michèle Alliot-Marie a d’ailleurs précisé en janvier que 555 millions d’euros seraient affectés à la lecture automatisée des plaques d’immatriculation par vidéosurveillance, à la modernisation des fichiers d’empreintes génétiques et digitales, mais aussi à l’enregistrement vidéo des gardes à vue. Cette loi permettrait en outre, selon elle, de créer un délit d’usurpation d’identité, de pouvoir géolocaliser des internautes, ou de bloquer les sites (dont la liste serait fournie par le ministère) ne respectant pas la législation directement chez les fournisseurs d’accès. Pour ce faire, des « crawlers » (logiciels de recherche spécialisés), seraient mis en place par différents services du ministère, notamment l’OCLCTIC (Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication).

Mais les forces de l’ordre ne seraient qu’un des maillons de la chaîne, au même titre que les constructeurs d’appareils connectés par exemple. Ce qui inquiète notamment les fournisseurs d’accès à Internet, qui pourraient se retrouver contraints de filtrer une partie du Web sur demande du gouvernement, comme l’explique Jean-Michel Planche, président d’honneur du Club français des entrepreneurs des télécommunications.

Toutes ces dispositions d’exception, accolées à des technologies de plus en plus perfectionnées, pourraient doter l’Etat de moyens de contrôles très importants. Mais tout comme de nombreux experts ont dénoncé, lors du débat sur Hadopi, le manque d’efficacité des solutions techniques dans la lutte contre le piratage, rien ne dit que les « mouchards » électroniques ne souffrent pas du même défaut. En attendant, des opposants au projet de loi se manifestent déjà. Le débat ne fait que commencer.

Source : Le Monde

Hommage à Jean-Pierre Brard

Je me dois aujourd’hui en ce jour de commémoration du 8 mai 1945 de rendre hommage à un ancien combattant … contre la loi HADOPI !

Pardonnez-moi cette petite boutade sur votre âge monsieur le député, on ne sait jamais un jour il pourrait tomber sur ce blog ! ;-)

Jean-Pierre Brard est député de Seine-Saint-Denis et ancien maire de Montreuil, là ou réside votre humble Fitzcairn, notre cher député est un fervent opposant au projet de loi sur la Création et Internet ou plus communément appelée loi Hadopi.

Ce cher JP, oui après tout autant parler jeune puisqu’il à quand même son fan club sur Facebook , nous délecte de ses interventions hautes en couleur autant par la variété de ses costumes-cravates que par ses grandes envolées lyriques au sein de l’Assemblée nationale.

Il nous gratifie toujours d’un bon mot et d’une petite pique envers notre meilleur ennemi Nicolas Sarkozy, cela ne mange pas de pain et cela permet de faire du bien au transit intestinal alors pourquoi s’en priver ? ^^

Voici un petit florilège tout simplement enormissime de ses interventions dans notre bon vieil hémicycle, là ou nous avions démontré avant-hier qu’une grande majorité de nos députés ne pigent rien à internet.